À l’heure où les rumeurs enflent sur les attributions de sièges pour la saison 2027 de MotoGP, Fabio Quartararo cherche une porte de sortie pour concrétiser son départ de Yamaha. Depuis quelques semaines, les échos du paddock l’annoncent chez Honda. Une hypothèse qui gagne en crédibilité au fil des jours et qui – compte tenu de l’état du marché des transferts – s’impose comme la dernière vraie opportunité pour le Niçois de changer d’écurie, alors que les autres portes se referment.
En effet, si le Français veut continuer à porter un projet d’usine en tant que chief, les choices se raréfient. Chez Ducati, meilleure construction du plateau, Marc Márquez demeure la pierre angulaire, tandis que Borgo Panigale semble focaliser ses efforts sur la signature de Pedro Acosta pour l’épauler.
Actuelle deuxième power de la grille, Aprilia a officialisé la prolongation de contrat de Marco Bezzecchi. Mais ce sont surtout les exigences salariales du Français qui referment la porte de Noale au champion du monde 2021. Les écarts de price range entre l’équipe italienne et le géant japonais sont connus.
KTM, malgré son attractivité, fait pâle determine face à une construction Honda en pleine mue, passé en Rang C des concessions grâce à d’énormes progrès en 2025. Outre les négociations en cours du constructeur autrichien avec le vice-champion du monde 2025 Álex Márquez, le HRC paraît mieux armé pour le reset aérodynamique de 2027 : une réglementation qui, sur le papier, convient mieux aux constructeurs japonais.
Johann Zarco accueille Fabio Quartararo à bras ouverts
D’autant qu’il est connu que le HRC traque un pilote de renom pour incarner son renouveau. L’an dernier, Honda avait visé deux cibles prioritaires : Pedro Acosta et Jorge Martín. Le premier est désormais convoité par Ducati, tandis que l’enchaînement de blessures du second – qui a plombé sa saison 2025 – le rend moins bankable sur le marché des transferts. L’Espagnol est d’ailleurs pressenti pour remplacer Fabio Quartararo à Iwata. Ainsi, le n°20, avec son titre de champion du monde et son experience dans la self-discipline, émerge comme le candidat providentiel.
Interrogé par le journaliste français Michel Turco dans l’émission TalkbackGP, à Sepang, Johann Zarco (Honda LCR) s’est exprimé sur le file. Le Cannois avouant d’abord sa shock : « J’étais étonné, enfin étonné, on ne sait pas si c’est fait. On n’a pas signé. On a compris qu’on n’était pas loin quand même. Mais je n’aurais pas cru qu’il soit peut-être intéressés par une autre marque japonaise », confie-t-il.
Il enchaîne pourtant sur un soutien sans détour : « C’est vrai que Honda, c’est cette même mentalité japonaise, mais ce n’est pas la même moto. Donc, moi, je trouve ça bien ». Le nouveau cadre method, qui simplifie l’aérodynamique pourrait profiter au clan nippon, à la traîne face aux Européennes sur ce terrain. « La moto, à mon avis, elle peut être aussi très bonne en 2027, parce que tout sera nouveau », précise le n°5.
Patriote dans l’âme, le vainqueur du Grand Prix de France rêve déjà d’un tandem tricolore aux avant-postes. « Du coup, ça serait un bon exemple à avoir, et il y a moyen de faire kiffer la France », conclut Johann Zarco.
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