Nasser Al-Attiyah n’est pas du style à lever le pied entre deux manches du championnat du monde de rallye-raid (W2RC). Puisque celui-ci ne compte que cinq rendez-vous, le vainqueur du dernier Dakar occupe ses week-ends libres en concourant dans d’autres catégories. C’est sur le Carta Rallye que le Qatarien va s’aligner du 18 au 24 avril prochain, sillonnant le Maroc au volant d’un buggy du préparateur MD Rallye Sport, passé maître dans l’artwork des deux-roues motrices avec son Optimus. Al-Attiyah a déjà défendu les couleurs de MD, notamment lors de la dernière Baja Hail, fin janvier, où il s’est imposé avec à ses côtés le navigateur français Max Delfino.
Delfino retrouvera cette fois son pilote habituel, Simon Vitse, avec qui il a largement remporté la catégorie deux-roues motrices du dernier Dakar. Vitse sera l’un des principaux rivaux de Nasser Al-Attiyah, accompagné cette fois par Fabian Lurquin, le copilote avec qui il a triomphé lors du dernier Dakar. Tout ce petit monde sera porté par MD Rallye Sport et son workforce supervisor Joan Morel, ravi de réunir un si joli plateau pour la première participation de sa formation à l’un des rallyes amateurs les plus cotés.
« La présence de Nasser est bien évidemment un coup de projecteur. Avant tout, on est une équipe familiale, de passionnés », nous explique-t-il. « J’étais presque un peu frustré d’être sur la Baja Hail et la Baja Jordan avec une équipe réduite, deux mécanos avec moi, et là de me dire que je vais profiter de cette aventure avec Nasser et l’ensemble du workforce, ce sera une tremendous expérience. »
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Une première pour MD, qui a aussi motivé Mathieu Serradori
Le workforce supervisor de MD Rallye Sport insiste sur le côté plaisir de l’épreuve, décorrélée du championnat du monde FIA de rallye-raid, mais il compte toutefois sur le professionnalisme des organisateurs. « Le bivouac, l’organisation, tout ça, on s’en fout. Par contre, on est quand même exigeants sur le roadbook », détaille Joan Morel. « On demande à l’organisation d’employer des gens qui savent faire leur travail. Parce que mine de rien, même si on y va pour le enjoyable, les pilotes lâchent les chevaux pour aller très vite. Et ce serait une trop grosse prise de risque si tout n’était pas bien encadré. »
Surtout qu’en plus de Simon Vitse et Nasser Al-Attiyah, un troisième larron se mêle à la fête : Mathieu Serradori, convaincu par ses rivaux de venir participer. « C’est un petit milieu. On connaît très bien Mathieu, qui a réalisé de grosses prestations lors des cinq dernières années. Lorsqu’on a discuté avec Nasser et Dacia pour le Carta Rallye, on a titillé Mathieu en lui disant de demander à son équipe de lui faire un buggy pour venir se battre avec nous. Il a tanné Century et finalement cela va se faire ! » se marre Joan Morel.
Mathieu Serradori sera donc au volant d’un buggy de Century Racing pour tenter d’aller se mesurer à ses rivaux – et amis – de MD Rallye Sport. Un beau second de sport et de convivialité se profile en tout cas sur les bivouacs du Carta Rallye, qui opposera quelques jolis noms habitués à jouer devant au meilleur niveau du rallye-raid mondial. Pour Nasser Al-Attiyah, il s’agira aussi d’une course supplémentaire dans une saison particulière puisque la dernière de Dacia en rallye-raid. Selon nos indiscrétions, le sextuple vainqueur du Dakar est très proche de retrouver Toyota pour la saison prochaine, chez qui Toby Value est déjà remplace numériquement par Akima Miura pour le Rallye-Raid du Portugal, deuxième manche du championnat du monde (17 au 22 mars). Le Japonais hérite d’ailleurs d’Armand Monleon, l’expérimenté navigateur qui copilotait Toby Value sur l’édition 2026 du Dakar après avoir remporté le titre aux côtés de Lucas Moraes en 2025. Ainsi, après le Portugal, rendez-vous du 18 au 24 avril prochain pour le Carta Rallye au Maroc.
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